Création 2009
"À la suite d’un naufrage, Iphicrate et son valet Arlequin échouent sur l’Île des esclaves. Là, les règles du jeu social sont changées. Les maîtres deviennent esclaves et les esclaves deviennent les maîtres.
Voici donc un petit territoire merveilleux ou cauchemardesque suivant la condition initiale de chacun ... !
Marivaux ne fait pas ici la révolution (nous ne sommes qu’en 1725 !) mais on ne peut s’empêcher d’y penser. L’humaniste qu’il est, met en scène des hommes et des femmes qui, devant l’épreuve, prennent conscience de leurs actes, deviennent meilleurs et un jour, qui sait, changeront le monde…
Inverser les rôles, faire jouer à l’autre ce qu’il n’est pas… Nous sommes bien dans le théâtre de Marivaux où le miroir du travestissement reflète de manière lumineuse les travers de notre humanité et offre une formidable palette d’émotion.
À l’image de la vie, L’Île des esclaves est un drame où l’on rit beaucoup et une comédie où l’on pleure tout le temps."
Stéphanie Chévara